dimanche 16 novembre 2008

Retour au pays de la vanille

Dans 15 jours, nous serons de nouveau à Madagascar.

lundi 21 avril 2008

Premier contact

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5 mars 2008
Il est rare, pour les enfants des villages, de rencontrer des enfants d'autres pays.
Dès que nous sommes arrivés à Andengondro, garçons et filles se sont précipités autour du quartier, approchant de minutes en minutes la maison.

L'invasion chinoise.

Les femmes préparent à manger, tandis que...

... Les hommes doivent s'occuper en attendant.

Premier contact pour les enfants.

Un enfant joue avec la pluie...

... Un autre amène du bois.

Voyons, qu'est-ce que nous allons manger ?...

La vie est belle à Andengondro.

dimanche 20 avril 2008

Retour à Andengondro

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5 mars 2008

Cela fait presque 4 ans que nous sommes venus à Andengondro.
Comme la dernière fois, nous allons tenter de faire la route en 4x4 du pauvre (Renault 4L).
Depuis Sambava, la ville principale de la région, il faut compter env. 30 min. sur une route bitumée, puis 2h00 de marche à pied sur une piste (nous allons tenter cette partie en voiture).




Début de la piste. Jusqu'où sera-t-elle praticable ?

Achat d'essence dans un village.
Ici, on trouve de l'essence presque partout dans les villages. Les taxis n'achètent qu'un litre à la fois.

Notre chauffeur verse de l'essence d'un bidon à l'autre, dans la voiture. Il y a trois bidons à l'avant, dont deux n'ont pas de bouchon.
Le plus tranquillement du monde, il s'allume une cigarette en roulant. Je lui signale que c'est dangereux, une cendre chaude pourrait tomber dans l'un des deux bidons logés dans la portière gauche. Ok, il sort la cigarette par la vitre et la finit entre deux crevasses sur la piste.


Régulièrement, notre taximan fait des arrêts pour demander aux gens si la piste est praticable. Nous sentons qu'il a peur d'être bloqué. Il nous lâchera dès qu'il pourra...

Agriculteur & son zébu.

Dernier passage difficile avant que nous soyons abandonnés par notre chauffeur.
Comme j'ai aidé à pousser la voiture (passage sur la droite, dans l'eau), je n'ai pu faire la photo qu'après coup. Le pont est HS depuis des lustres...

Heureusement, nous trouvons facilement des porteurs pour les bagages. La facture du taxi a été réduite en fonction du coût de ces derniers. Il nous reste quelques kilomètres à peine, env. 30 minutes de marche. Bien qu'il pleuve, nous avons le moral.

Arrivée au village, sous la pluie.
Contrairement à notre dernier voyage, personne ne nous accueille, il pleut et le village est morne.


Enfin au sec !

lundi 3 mars 2008

Antsampa...quelque chose, le village aux deux bambous.

C'est bien simple, je n'arrive pas à prononcer le nom de ce village où vie une des soeurs de Marie (A 30mn de Sambava).
Nous y avons passé la journée. Les jardins de cultures sont magnifiques et j'ai souhaité retourner au bord de la Bémarivo, un fleuve bien tranquille, orné de montagnes en arrière plan.

1. Mais avant tout, il faut y aller.
Les taxi, peu scrupuleux, font rentrer 15 personnes dans leur 4L. Nous avons eu de la chance, nous n'étions que 12 dans le bolide. Le chauffeur a eu la gentillesse d'amener sa femme en plus (la 12ème), au cas où nous n'aurions pas assez chaud.



2. Pratique habituelle : quelques personnes descendent avant un contrôle de police, marchent 1 km et remontent dans la voiture.


3. Enfin, on arrive à Antsampa...quelque chose.



4. Sourire d'or.

5. Misy vasaha - Il y a un étranger.
Les enfants me regardent avec insistance pendant que je les prends en photo au 17mm.


6. Piste vers les jardins de vanille et de riz au bord de la Bemarivo.


7. Jardins
8. Un serpent dérangé par notre arrivée.
9. Le fleuve (Extrait - panoramique à reconstituer)

10. Et voici les 2 bambous.
Un cauchemar, il y a 4 ans. On craint toujours de se flanquer à l'eau.
Un des 2 est sérieusement endommagé et supporte mal mes 80kg. En plus, ils bougent.
J'ai dû affronter 2 fois son passage cette fois-ci.
Je préfère ne pas montrer les photos qui montrent ma traversée !



11 & 12. Chasse au caméléon.



13. Zébu. La bosse sur le dos est remplie de graisse.

Un peu rapide, mais il est 23h00 et ici, la vie commence à 5h00 du matin.
Hier mon sac photo a pris la flotte (grosses averses). Le matos est indemne.
L'aventure continue : je pars 3 jours en brousse.

Viens vasaha*, allons nous promener jusqu'à la cascade

Je le savais bien pourtant, cela m'est déjà arrivé deux fois.
Quand un malgache te propose une petite balade dans la nature, il faut prendre de bonnes chaussures, un pantalon (et pas un short), une chemise à manche longues et de l'anti-moustique. De l'eau aussi, et surtout une assurance vie. Comment ai-je pu oublié ?
Nous partons avec Bonnaventure, le Bof de Marie. En route, Vénérée (maudite ce jour-là) nous propose un chemin pour aller jusqu'à la cascade. Son père s'étonne du choix, elle insiste, et hop, nous voilà partis à grimper un chemin de terre et de boue.
Marie porte Christo dans un lamba**, j'ai 8kg de matos photo sur le dos. Nous sommes en tongues.

1. Vous ne voyez pas le chemin, nous non plus. Seule une bande de terre d'env. 30 cm de large nous indiquait la piste.


2. La vue est magnifique, mais mieux vaut regarder devant soi.



3. Ici, le chemin est à peine visible, ça glisse et il y a une pente abrupte sur la gauche (parfois des deux côtés). Pas question de faire des photos en marchant. D'ailleurs j'ai glissé (je glisse toujours quand il y a de la boue) et l'appareil photo a goûté la bonne terre malgache. Tout est ok.


4. Nous faisons demi-tour pour prende un autre chemin. Ca va mieux. J'ai des coupures de feuilles sur les 2 bras. Le sang coule. Tout le matos para-médical est resté dans mon sac de voyage.


5. Enfin la cascade (Désolé, je n'ai pas de très belles images).


6. Un serpent est là, je sors le 135mm pour une séance portrait. Il fait env. 2m. Son venin est dangereux, mais il n'attaque pas l'homme.

*Vasaha = étranger à la peau blanche.
** Lamba : paréo

En route vers Andapa

Vendredi et samedi, nous sommes allés visiter une soeur de Marie à Andapa (voir carte sur post précédant).
La route depuis Sambava est agréable et montagneuse. Nous nous sommes arrêtés souvent pour faire des images et pour manger des fruits (yabon le coco).

1 & 2. Aperçu de la route de Sambava vers Andapa.
Les maisons sont typiques du monde agricole et urbain de la région. Elles sont construites en bois, en bambou et avec des tôles (toiture & parfois les murs).


3. Magasin alimentaire et droguerie. On y trouve tout ce qui dépanne dans la vie courante (THB*, le savon, le mosquito (anti-moustique, etc.), et bien-sûr l'Eau-Vive (eau en bouteille).

4. Arrêt coco.
Ce monsieur va nous les chercher sur l'arbre. S'il tombe, il fera une chute de 20m sur les rochers au bord de la rivière.
Compter env. 15cts d'€ pour boire ce nectar et en manger la pulpe. Tout se fait à la machette rouillée.


5. Rencontre avec une dame de 104 ans. Elle n'aurait jamais pris de médicament de sa vie. Elle se tient bien et vie normalement. Elle nous a paru pleine d'énergie.


6. Andapa. Peu de rues sont goudronnées. Les maisons sont simples, avec la tôle omniprésente. C'est impressionnant de voir des tôles rouillées et déchirées à portée de main des enfants. Je me suis moi-même coupé au talon sur le pas de porte de villageois**.

7. Magasin de photographie de la ville. Certains proposent des tirages numériques (comme à Sambava).


8. Intérieur de gens travaillant dans l'enseignement publique.
Les salaires ont régulièrement du retard. Les primes et les défraiements ne leurs sont pas payés depuis 3 ans. Le salaire est réglé en espèce. Néanmoins, ils continuent à vivre.
Remarquez les fleurs (en tissu) assez courantes dans cette région du pays.
Dès qu'ils en ont les moyens, les malgaches achètent un poste de télévision. Ils peuvent avoir des films piratés pour env. 4€.


9. Andapa, rue marchande. On peut tout y acheter : vêtements, accessoires divers, nourriture, etc.



10. Intérieur typique d'une famille d'agriculteurs.
Même s'ils sont pauvres, les malgaches nous remplissent un panier lors de nos visites. Légumes et fruits du jardin. Qualité bio & excellent.

*THB, bière blonde fabriquée dans le pays. Breuvage national. Très bonne qualité. Lorsqu'il n'y en a pas, les gens fabriquent des alcools locaux (canne à sucre ou cocotier) ou du rhum. Alcoolisation assez développée.

** Si je compte le nombre de coupures et de piqûres d'insectes que j'ai enduré, j'aurai de la chance (surtout un bon système immunitaire) si je m'en sors indemne.