lundi 3 mars 2008

Antsampa...quelque chose, le village aux deux bambous.

C'est bien simple, je n'arrive pas à prononcer le nom de ce village où vie une des soeurs de Marie (A 30mn de Sambava).
Nous y avons passé la journée. Les jardins de cultures sont magnifiques et j'ai souhaité retourner au bord de la Bémarivo, un fleuve bien tranquille, orné de montagnes en arrière plan.

1. Mais avant tout, il faut y aller.
Les taxi, peu scrupuleux, font rentrer 15 personnes dans leur 4L. Nous avons eu de la chance, nous n'étions que 12 dans le bolide. Le chauffeur a eu la gentillesse d'amener sa femme en plus (la 12ème), au cas où nous n'aurions pas assez chaud.



2. Pratique habituelle : quelques personnes descendent avant un contrôle de police, marchent 1 km et remontent dans la voiture.


3. Enfin, on arrive à Antsampa...quelque chose.



4. Sourire d'or.

5. Misy vasaha - Il y a un étranger.
Les enfants me regardent avec insistance pendant que je les prends en photo au 17mm.


6. Piste vers les jardins de vanille et de riz au bord de la Bemarivo.


7. Jardins
8. Un serpent dérangé par notre arrivée.
9. Le fleuve (Extrait - panoramique à reconstituer)

10. Et voici les 2 bambous.
Un cauchemar, il y a 4 ans. On craint toujours de se flanquer à l'eau.
Un des 2 est sérieusement endommagé et supporte mal mes 80kg. En plus, ils bougent.
J'ai dû affronter 2 fois son passage cette fois-ci.
Je préfère ne pas montrer les photos qui montrent ma traversée !



11 & 12. Chasse au caméléon.



13. Zébu. La bosse sur le dos est remplie de graisse.

Un peu rapide, mais il est 23h00 et ici, la vie commence à 5h00 du matin.
Hier mon sac photo a pris la flotte (grosses averses). Le matos est indemne.
L'aventure continue : je pars 3 jours en brousse.

Viens vasaha*, allons nous promener jusqu'à la cascade

Je le savais bien pourtant, cela m'est déjà arrivé deux fois.
Quand un malgache te propose une petite balade dans la nature, il faut prendre de bonnes chaussures, un pantalon (et pas un short), une chemise à manche longues et de l'anti-moustique. De l'eau aussi, et surtout une assurance vie. Comment ai-je pu oublié ?
Nous partons avec Bonnaventure, le Bof de Marie. En route, Vénérée (maudite ce jour-là) nous propose un chemin pour aller jusqu'à la cascade. Son père s'étonne du choix, elle insiste, et hop, nous voilà partis à grimper un chemin de terre et de boue.
Marie porte Christo dans un lamba**, j'ai 8kg de matos photo sur le dos. Nous sommes en tongues.

1. Vous ne voyez pas le chemin, nous non plus. Seule une bande de terre d'env. 30 cm de large nous indiquait la piste.


2. La vue est magnifique, mais mieux vaut regarder devant soi.



3. Ici, le chemin est à peine visible, ça glisse et il y a une pente abrupte sur la gauche (parfois des deux côtés). Pas question de faire des photos en marchant. D'ailleurs j'ai glissé (je glisse toujours quand il y a de la boue) et l'appareil photo a goûté la bonne terre malgache. Tout est ok.


4. Nous faisons demi-tour pour prende un autre chemin. Ca va mieux. J'ai des coupures de feuilles sur les 2 bras. Le sang coule. Tout le matos para-médical est resté dans mon sac de voyage.


5. Enfin la cascade (Désolé, je n'ai pas de très belles images).


6. Un serpent est là, je sors le 135mm pour une séance portrait. Il fait env. 2m. Son venin est dangereux, mais il n'attaque pas l'homme.

*Vasaha = étranger à la peau blanche.
** Lamba : paréo

En route vers Andapa

Vendredi et samedi, nous sommes allés visiter une soeur de Marie à Andapa (voir carte sur post précédant).
La route depuis Sambava est agréable et montagneuse. Nous nous sommes arrêtés souvent pour faire des images et pour manger des fruits (yabon le coco).

1 & 2. Aperçu de la route de Sambava vers Andapa.
Les maisons sont typiques du monde agricole et urbain de la région. Elles sont construites en bois, en bambou et avec des tôles (toiture & parfois les murs).


3. Magasin alimentaire et droguerie. On y trouve tout ce qui dépanne dans la vie courante (THB*, le savon, le mosquito (anti-moustique, etc.), et bien-sûr l'Eau-Vive (eau en bouteille).

4. Arrêt coco.
Ce monsieur va nous les chercher sur l'arbre. S'il tombe, il fera une chute de 20m sur les rochers au bord de la rivière.
Compter env. 15cts d'€ pour boire ce nectar et en manger la pulpe. Tout se fait à la machette rouillée.


5. Rencontre avec une dame de 104 ans. Elle n'aurait jamais pris de médicament de sa vie. Elle se tient bien et vie normalement. Elle nous a paru pleine d'énergie.


6. Andapa. Peu de rues sont goudronnées. Les maisons sont simples, avec la tôle omniprésente. C'est impressionnant de voir des tôles rouillées et déchirées à portée de main des enfants. Je me suis moi-même coupé au talon sur le pas de porte de villageois**.

7. Magasin de photographie de la ville. Certains proposent des tirages numériques (comme à Sambava).


8. Intérieur de gens travaillant dans l'enseignement publique.
Les salaires ont régulièrement du retard. Les primes et les défraiements ne leurs sont pas payés depuis 3 ans. Le salaire est réglé en espèce. Néanmoins, ils continuent à vivre.
Remarquez les fleurs (en tissu) assez courantes dans cette région du pays.
Dès qu'ils en ont les moyens, les malgaches achètent un poste de télévision. Ils peuvent avoir des films piratés pour env. 4€.


9. Andapa, rue marchande. On peut tout y acheter : vêtements, accessoires divers, nourriture, etc.



10. Intérieur typique d'une famille d'agriculteurs.
Même s'ils sont pauvres, les malgaches nous remplissent un panier lors de nos visites. Légumes et fruits du jardin. Qualité bio & excellent.

*THB, bière blonde fabriquée dans le pays. Breuvage national. Très bonne qualité. Lorsqu'il n'y en a pas, les gens fabriquent des alcools locaux (canne à sucre ou cocotier) ou du rhum. Alcoolisation assez développée.

** Si je compte le nombre de coupures et de piqûres d'insectes que j'ai enduré, j'aurai de la chance (surtout un bon système immunitaire) si je m'en sors indemne.

jeudi 28 février 2008

Bon... C'est Madagascar !

Une carte pour vous repérer (voir les villes soulignées en rouge)

Quand on passe 24h00 sans électricité, quand un ouvrier place l'interrupteur derrière la porte, quand quelqu'un fait dégouliner le jus de son ananas sur le sol en mangeant, on se dit : "Bon... C'est Madagascar !"
Je me demande même dans quelle mesure on peut changer certaines choses (Est-ce vraiment à faire ?) Ils ne se lavent pas les mains avant de manger. Par contre, leur organisme résiste bien aux agressions microbiennes.
Perso, ce n'est pas le cas, ni Christo, mon fils. Le changement de nourriture, les couverts non essuyés et l'eau bouillie trop peu de temps ont raison de nos intestins.

Hier, nous étions à Antalaha, une ville en bord de mer, très agréable, où l'on ressent moins le stress et l'agressivité comme à Sambava.
Sambava est une ville construite de chaque côté d'une unique route, parallèle à la mer. Elle est très étalée.
Antalaha (80Km au sud de Sambava) a beaucoup de routes goudronnées. Les rues sont plus calmes, avec une âme de station balnéaire.
La route qui rejoint les 2 villes a été financée par l'union européenne. Elle est donc neuve (avant, c'était une piste).

Les photos suivantes ont été faites durant cette journée.

1. On commence par aller nourrir les cochons

2. Photo d'enfants pendant un arrêt.

3. Taxi-brousse

4. Après une pluie, la terre est venue s'étendre sur la chaussée.

5. Arrêt pour boire du coco. Le gros ananas ci-devant est pour nous. Tous les fruits sont excellents.

6. Auprès de cette dame, nous achetons du Jacquier, un fruit savoureux.

7. Zébu et son vacher

8. Contrôle de police sur la route

9. Pirogue

10. La sieste

11. Antalaha, vue sur le port et la plage

12. Au retour vers Sambava, arrêt au bord d'un lac



A suivre : Andapa
A bientôt (lundi, sans doute)

lundi 25 février 2008

C'est bon les fourmis (Ce n'est pas un titre de Bernard Werber !)

(4ème post)
Dimanche, nous décidons de manger autre chose que du riz au petit déjeuner.
Mais auparavent, vers 6h00 du matin, je pars faire des photos dans le voisinage. Le soleil apparait à peine. Trois enfants de la famille m'accompagnent et me guident.

Je croise des gens qui vont faire leurs abblutions ou qui partent au travail. Quelques portraits autorisés, une rencontre avec un jeune bachelier qui parle bien le français. Mitsangatsanga (Petite promenade) et retour pour me restaurer.

Mon rêve (Pas prévue pour les cyclones)

Marginie (La soeur de Marie) nous a préparé de la soupe chinoise aux fourmis malgache. Excellent et plein de protéines.

Dans la matinée nous visitons des amis de Marie. Une longue marche durant deux heures dans les quartiers populaires de Sambava. 33°c et peu d'ombre dans les rues sablonneuses. Pas mal d'images. Le matériel photo a pris chaud, mais il tient bon.


Cela me fait souvenir qu'à mon arrivée, jeudi, lorsque j'ai sorti le flash de mon sac, celui-ci s'est couvert d'une buée épaisse en quelques secondes (Petit message pour Jean-Thierry : ils t'on dit des c..., le matos tient bon.).

La chaleur rend amorphe. Le corps demande plusieurs jours pour s'adapter, y compris les fonctions organiques.

Une petite histoire. Jirama est "l'EDF" malgache. Chaque jour, ils coupent le courant entre 04h00 et 08h00 du matin, ainsi que le soir entre 18h00 et 20h00. Sauf que samedi, c'était entre 18 et 23h30. Il fait nuit à 18h30. Je vous laisse imaginer la scène : nous avons eu 2 lampes allumées toute la journée sans en profiter le soir.


La suite plus tard, sans doute dans quelques jours...
Je vous raconterai (peut-être) notre nuit stressante entre dimanche et lundi.


Signalez-vous sur le blog, je serai content de vous lire.

Le courant passe et tout s'éclaire !

(3ème post)

Après une première nuit agitée, remplie de stress et de chaleur, je pars faire quelques photos dans le voisinage. De retour on me propose du riz à manger. Ici, c'est riz le matin, le midi et le soir. Et si t'es pas content, tu vas au restaurant. Ils en font aussi, mais avec de la langouste. Nous, c'est (dans l'ordre) avec du poulet, du canard, du poisson et du zébu (boeuf).


Petits achats


J'approche petit à petit les gens pour les photographier. C'est plus facile avec les enfants. Ils adorent.

Nous tirons 100m de cable électrique vers une maison voisine pour avoir l'électricité. Dans notre maison, une seule ampoule s'allume. Le lendemain, je déplace le branchement de l'arrivée électrique. 2 ampoules et une prise fonctionnent. Un peu plus tard, je prend le jus en posant la main sur le mur. Je comprends tout de suite. Les ouvriers ont coulé du béton directement en contact avec les connexions électriques. Je coupe tous les cables des interrupteurs à la machette (couteau de 60cm). Les deux ampoules restent allumées. Bon, c'est du travail malgache...
Installation du cable entre 2 maisons

2 balles, ça ira ?

(Suite 2)

Le lendemain, nous reprenons un coucou (avion à hélices) vers Sambava via Maroantsetra (Est). Arrêt pipi de 20mn dans cette dernière (enfin, dans l'aéroport). Dès que l'hotesse à ouvert la porte, un jet de chaleur humide a pénétré dans l'avion. Impressionnant et difficile de rester dehors en plein soleil. Encore un fort contraste avec Tana. Ici, je peux photographier tranquillement.

Arrivée à Sambava en début d'après-midi. 3 jours de voyage pour enfin retrouver cette région riche en cultures (vanille, riz et café) et découvrir la maison de Marie. Elle est située au nord de la ville, dans un quartier tranquille.Nous prenons possession de nos quartier, on est crevé par le voyage.

Des amis et la famille sont là. On se retrouve, on parle de tout et en particulier d'insécurité.
A Mada, Il y a de plus en plus de violences envers des gens qui ont de l'argent, comme les touristes, par ex.
Alors que sur la route de Morondava (Ouest), ils se font simplement détroussé de leurs objets de valeur, a Antsiranana (Nord), ça rigole moins, puisqu'ils se font égorger (Pas de témoins).
On nous pose alors une question : "Est-ce que 2 balles suffiront avec le pistolet ?"
Il y a vraiment des questions qui cassent l'ambiance...


Au fait, vous, prendriez-vous l'arme ? Pourriez-vous décider de vous en servir en cas de grave pépin ? Je n'écrirais pas ici, bien sûr, ce que j'ai répondu à cette personne.

La queue du Cyclone

(1er post)

Après 28 longues heures d'attente dans les halls de gare et d'aéroports, ainsi que dans les transports, nous arrivons à Antananarivo.
Je commence par me faire siffler par un policier parce que je prends des photos en descendant la passerelle de l'avion.
Contrôle de police, attente des bagages et passage à la douane. Enfin libres. Bon, pas tout à fait, nous n'arrivons que demain après midi chez nous.
Un chauffeur nous attend dans le hall de l'aéroport. Il nous amène à quelques km de là, à l'Auberge Du Cheval Blanc (Ivato).


Une longue et impressionnante averse commence. On nous explique qu'il y a des inondations dans plusieurs régions du pays, 40 000 personnes sans abris (dans le journal) et des morts. C'est la queue du cyclone qui passe sur Tana (Antananarivo - la capitale du pays). Celui-ci vient de dévaster l'île Sainte-Marie et Tamatave (Est de Tana). Nous avons attendu 3 heures de plus à Roissy CH D G, avant d'embarquer, à cause de la météo.


Après 2 heures d'attente, nous allons en taxi au centre ville changer de l'argent, faire des achats (Christo à de la fièvre depuis que nous sommes montés dans l'avion - terminé le lendemain) et passer au Marché de La Digue pour acheter des nappes en coton de belle qualité.


A Tana, il y a 2 odeurs inoubliables. La 1ère est l'odeur de la terre rouge mélangée aux odeurs de la vie citadine; elle est omniprésente ici. La 2ème est l'odeur des billets de banque que j'ai (presque) pris plaisir à sentir (c'est pas de la rose) dans la banque.
Le contraste est total entre la capitale et nos villes françaises. Et pourtant, Madagascar se bouge.



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